Borletti FB-1090

Aujourd’hui, j’ai choisi de vous présenter une nouvelle recrue, une Borletti FB-1090. Trouvée chez Emmaus, elle porte toujours l’étiquette d’origine du magasin dans lequel elle a été vendue, R.Rousselle (Périgueux).

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Je n’ai nullement l’intention de me lancer dans une collection, mais je suis bien obligée de vous dire que je les trouve au gré de mes pérégrinations dans les vide grenier, mes chinages chez Emmaus ou bien encore les « dons » d’amis ou de ma famille. Il est vrai, je l’avoue, que je commence à avoir de jolis modèles, et je suis assez fière de ces jolis objets. Certaines ont une immense valeur sentimentale, d’autres une affection historique. Cependant, pour moi, ces objets doivent avoir une utilité et une raison d’utilisation. Elles marchent donc toutes, sans exception.

INTRODUCTION

Ce modèle me vient d’Emmaus. Alors qu’elle était cachée dans un recoin, à l’abris des regards, elle fut repérée par mon barbu à l’oeil scrutateur. Elle est complète, avec ses accessoires, ce qui n’est pas toujours le cas. Je l’ai ouverte et regardée sous tous les angles. Elle était en parfait état. J’ai alors regardé ma moitié qui valida le choix. C’est ainsi qu’elle est venue rejoindre les quelques autres.

Lorsque ma maman l’a découverte, car elle est stockée chez elle pour le moment, elle m’indiqua que ma grand-mère en avait une de cette marque. Curieuse coïncidence. Cela m’a permis d’obtenir certaines indications car je n’ai pas la notice. C’est le seul élément manquant. Et il semblerait difficile pour moi de pouvoir me le procurer car je ne la trouve que très peu sur internet.

PRESENTATION

Cette machine tient dans un meuble, comme il fut de coutume pour les modèles non transportables. Pas de colonne de tiroirs sur le côté (comme ma singer 191b), juste une porte qui s’ouvre pour maintenir le plateau qui se déploie pour créer un plan de travail. Classique.

ALIMENTATION

Le meuble sur lequel elle repose montre le fait qu’il est possible de l’utiliser selon plusieurs sources (manuelle et électrique). Non seulement elle a le balancier et la roue dissimulées dans le meuble, mais aussi l’alimentation électrique. Pour ce qui est de l’utilisation manuelle, on aperçoit les percements sur le plateau, à proximité du corps de la machine. Mais ce qui me laisse interrogative est que le volant m’apparaît bien peu adapté à une courroie (même si il y en a une parmi les accessoires). Mais comme je ne l’ai pas testée, je ne peux rien affirmer, et en regardant les photos sur internet, peut-être faut il tirer sur le volant pour dégager une rainure. Quoi qu’il en soit, il est possible de l’utiliser manuellement.

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Il est donc aussi possible de l’utiliser avec une alimentation électrique. Elle propose ainsi une variation de 120V à 220V, par un simple curseur à visser et dévisser en sous face de la machine. Il suffit de la basculer pour effectuer la manoeuvre. Par conséquent il est possible d’adapter l’alimentation de la machine selon la puissance du réseau électrique domestique. Je vous invite à lire mon article sur l’Elna Supermatic, dans lequel je développe quelque peu l’alimentation électrique de l’époque. Pour information, la tension électrique est passée à 220V dès 1960. Auparavant, c’est le 110-120V qui existait. Cette machine serait donc de cette époque.

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Prise intégrée.

En résumé, elle peut être utilisée manuellement avec le balancier, ou électriquement en version 120 ou 220V. Elle peut être 100% adaptable pour l’époque, selon les nécessités du foyer.

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Variation 120V à 220V.

LUMIERE

Un autre détail qui a son importance, la lumière est elle aussi intégrée au corps de la machine. Si dans les autres machines que j’ai, l’ampoule se situe au centre, donc à la droite de l’aiguille, celle-ci se trouve sur le nez, à gauche de l’aiguille. Elle est donc bien électrique depuis sa conception.

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On accède à l’ampoule en ouvrant le capot avant. Vous remarquerez par la même occasion l’état de propreté dans lequel elle est. Je ne l’ai pas touchée mecaniquement parlant. Elle était juste un peu sale, il a donc fallut que je la nettoie. Mais rien de bien méchant.

COULEUR

Ce modèle se compose de deux couleurs différentes. Un crème et un gris clair. Cela change de mes Elna qui sont vertes. Le petit point rouge que vous voyez sur la photo ci-dessous correspond à l’interrupteur de l’ampoule.

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MODELE

Elle reste assez « rudimentaire » dans son aspect et je pense, dans son usage. En effet, contrairement aux modèles différents que j’ai pu apercevoir sur internet, et qui avaient quelques options et boutons supplémentaires, la mienne est assez épurée dirons nous. Est elle plus ancienne? Je ne le sais pas encore, je l’imagine seulement. Ce que je vois, c’est que le modèle 1100 est un modèle zig-zag, le modèle 1101 est automatique, le modèle 1102 est superautomatique. Ne me demandez pas davantage d’information, je n’en n’ai pas pour le moment.

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USAGE

Le bouton rond et noir situé en bas à droite permet de basculer les griffes d’entraînement et de coudre avec ou sans cet entraînement.

Au dessus de l’étiquette se trouve un bouton et une manette. Le bouton concerne la longueur du point, quant à la manette, elle permettrait vraisemblablement la couture en marche arrière. Mais comme je n’ai pas pu tester, ce sont les souvenirs de ma maman sur lesquels je me base. Rien à signaler sur la tension du fil.

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Vous avez sans doute remarqué un capotage gris clair sur le dessus, comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessous. Il semblerait que ce soit un capot à soulever pour réaliser le bobinage de la canette. Il faut que je teste pour vérifier son utilisation. Il est alors nécessaire de bloquer le volant me semble t’il, pour permettre de la bobiner.

La tension est classique. Je pense que le manuel d’utilisation, à la manière de ceux des ELNA, permet de spécifier les principes en détails suivant le type de tissu et les épaisseurs.

La canette est située juste en dessous de l’aiguille, comme d’habitude, sauf que cette fois ci, dans cette machine, elle est verticale.

J’ai été agréablement surprise de me rendre compte que cette machine a deux porte bobines. Je ne sais pas comment l’utiliser proprement, mais ce n’est qu’un détail…

 

ACCESSOIRES

Comme je le disais plus haut, je l’ai trouvée avec ses accessoires. Bien souvent pour cette époque (je pense les années 60 dans le cas présent), les accessoires étaient dans une boîte, que gous trouverez ci-dessous. Elle est aux couleurs de la machine.

La boîte se composait donc de canettes, d’un tourne vis « borletti », d’un pinceau pour le nettoyage, d’une burette d’huile, d’aiguilles « d’origine » et d’une plaque d’entraînement. L’air de rien, ces petits tourne vis sont indispensables au bon fonctionnement de la machine. Cela rend plus facile son entretien. Les burettes sont plus sympatiques lorsqu’elles sont d’origine.

Pour les pieds presseurs, je ne sais pas. Il y a le pied pour le quilting (à droite), le pied ourleur (à sa gauche). Je ne sais pas à quoi sert celui le plus à gauche. Quand au pied biche traditionnel, je ne sais pas si il est d’origine celui-ci.

Je n’ai pas encore utilisée cette machine pour coudre, par conséquent je ne peux pas expliquer grandement son utilisation. Cependant, je l’ai faite tourner et elle fonctionne! C’est déjà un bon point.

En ce qui concerne le manuel d’utilisation, pour l’instant, je ne l’ai pas trouvé. Il fait donc partie des choses à trouver, je le mets dans ma liste. J’ai fait le tour je pense de la question de cette machine. Je la découvre au fur et à mesure, et apprendrai d’elle encore pas mal de choses.

En attendant, bonne couture.

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