Elna supermatic

Pour tout ce qui a attrait aux éléments autour de l’automobile, tels que les accessoires, nous les nommons « automobilia« . Mais pour la couture, je n’ai pas le terme…

Je vous invite à vous préparer un bon thé (ou un café), à vous installer confortablement, car je vais vous conter l’histoire d’une ELNA nommée SUPERMATIC, et il y en a pour un petit moment.

Depuis quelques temps, je souhaitais avoir une seconde machine à coudre, sans devoir dépenser une somme trop importante. J’ai quelque peu hésité à prendre une pfaff chez lidl, car j’en ai lu beaucoup de bien, mais au fil de mes recherches et interrogations, j’ai jeté mon dévolu sur un tout autre type de produit. J’ai ainsi longuement recherché sur internet le modèle précis afin de vérifier les avis, j’ai visionné des vidéos sur youtube afin de la voir tourner, de l’écouter, et j’ai validé mon choix.

Plutôt que de prendre une machine récente, j’ai remonté le temps jusque dans les années 1950. Je la voulais pratique, transportable et moderne. J’ai donc recherché sur Le Bon Coin mon petit bijou et je l’ai trouvé.

ELNA SUPERMATIC – 1952/1956

C’est une ELNA SUPERMATIC (aussi nommée Elna 2) qui fut produite entre 1952 et 1956. Elle était dans un prix raisonnable (50€), donc moins onéreuse qu’une machine contemporaine et neuve, mais elle avait pour moi le charme des années 1950. La condition sinéquanone était bien entendu qu’elle soit en état de marche, car je n’ai pas l’intention d’ouvrir un musée. Utiliser une telle machine pour moi c’est identique aux automobiles anciennes, c’est une philosophie de vie. On adhère ou pas.

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UN BRIN D’HISTOIRE

Comme à mon habitude, j’ai entrepris des recherches sur le type, sur son histoire, car j’aime connaitre les objets que j’utilise. C’est ainsi que j’ai découvert le site de Needlebar.org, qui nous apprend que cette machine fut lancée à la Foire industrielle de Bâle. Elle fut développée par un ingénieur espagnol, le Dr Robert Ramon Casas [émigré en suisse en raison de la guerre civile d’Espagne (1936-1939)], en association avec Tavaro SA (fabricant de mécanismes de précision pour l’industrie d’armement).

L’ELNA SUPERMATIC (ou Elna 2) remplaçait le modèle ELNA 1 (produite entre 1940 et 1952). Cette dernière était alors très développée pour son époque, ce qui ne manque pas d’être rappelé parmis les premières pages du manuel d’utilisation de la n°2. Il souligne les grandes nouveautés qui faisaient l’objet du premier modèle tel que le bras libre, la malette transformable en table de travail (unique en cette période), le moteur et la lumière entièrement encastrés, la facilité de transport grâce au choix de matières légères, mais très résistantes. Un autre point qui marquait sa différence était sa couleur qui la rendait inhabituelle. En effet elle était verte, comme vous l’avez vu. Là encore, needlebar nous souligne que toutes les machines de l’époque étaient noires aux décorations dorées, en moulage d’aluminium léger.

L’ELNA – SUPERMATIC que je souhaite vous décrire aujourd’hui conserve toutes ces avancées techniques mais présente aussi quelques perfectionnements. Elle permettait « d’exécuter des travaux pratiques et décoratifs de tous genres, avec une ou deux aiguilles, de façon tout à fait automatique » [extrait du manuel d’utilisation]. Elle fut la première à proposer des points arrières automatiques grâce à ses griffes d’entraînement aux dents pyramidales, des points décoratifs et pratiques (tel que le surfilage). Ce procédé était permis par des cames (ou Elnagraphe ou Elna-Discs), mais nous reviendront dessus plus loin.

Enfin, il y eu aussi l’ELNA SUPERMATIC produite entre 1956 et 1958, qui comportait deux tonalités de vert et qui ne proposait que de maigres différences avec la version précédente.

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Je ne décrirais pas davantage les machines, mais je vous invite à lire le blog de needlebar.org.

ACQUISITION ELNA SUPERMATIC 1952/1956

J’ai donc trouvé cette jolie machine dans le sud de la France, sur le bon coin. Elle me fut envoyée très rapidement, mais je ne ferai pas de commentaires positifs sur les services de Mondial Relay. Deux semaines après l’envoi et quelques péripéties, j’ai enfin récupéré mes 15kg de colis. 15 kg de couture, de bonheur, de découverte, d’un voyage à travers le temps. Je l’attendais depuis si longtemps! Le résultat fut à la hauteur de l’annonce. Elle était en excellent état et qui plus est en état de marche! Elle était révisée et huilée, ce qui est exceptionnel pour sa conservation.

Une autre raison pour laquelle j’ai opté pour cette machine était qu’il y avait son transformateur d’origine, ce qui n’est pas toujours le cas.

Après l’avoir receptionnée, j’ai prévenu l’expéditrice. Au cours de nos échanges de remerciements, celle-ci m’appris que cette machine appartenait à sa maman et qu’elle avait longuement hésité à la vendre. Je l’assurais du bon usage de cette machine, car cette information la rendait pour moi d’autant plus précieuse.

DATATION – INDICATIONS

Comme à chaque fois, j’essaie de dater les objets que je trouve. J’ai beaucoup de difficultés à dater celle-ci. Je sais qu’elle a été produite entre 1952 et 1956, mais je ne trouve aucune indication particulière, mis à part les différents numéros inscrits sur la machine. Elle comporte le numéro 706.780 sur le capot de l’emplacement des Discs,  elle est de type 722.010. Lorsqu’on la renverse, elle a un autre numéro : le 710.600. Elle comporte aussi un marquage: INCA 5253 II, et un numéro marqué au crayon: 6864480.

Pour ma part, je l’adore et je vais continuer de vous expliquer pourquoi.

ACQUISITION ELNA SUPERMATIC 1956/1958

Seulement j’avoue qu’en réalité j’ai une seconde ELNA SUPERMATIC de 1956/1958, acquise au lendemain de l’arrivée de la première. Je vous dois quelques explications. Depuis quelques mois, je recherchais cette machine sur le bon coin. J’ai ainsi vu plusieurs annonces. Dans l’ensemble, soit elles étaient trop onéreuses, soit trop éloignées géographiquement et sans envoi du vendeur, soit avec une demande restée sans réponse. Au sujet de cette dernière situation, il y en avait une, située non loin de chez mes parents, qui n’avait pas de transformateur, mais qui avait tous les accessoires d’origine. A mon plus grand regret, le vendeur n’a jamais répondu à ma demande. C’est pourquoi j’ai continué mes recherches pour prendre contact avec celle du sud de la France.

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Mais mon regret restait vif vis-à-vis de ces accessoires. Seulement voilà. Le hasard voulu que le soir même où j’ai récupéré l’ELNA SUPERMATIC de 1952/1956, l’annonce de l’ELNA SUPERMATIC de 1956/1958 (vue cet été) réapparaissait à nouveau. Vous devez alors vous demander pourquoi je retournais à nouveau sur le bon coin sachant que je venais de recevoir un très beau modèle?! La raison est simple. Je n’avais pas beaucoup de discs avec celle que je venais de recevoir et il s’avère que pendant l’attente de sa réception, j’avais repéré une annonce pour la vente de cames à l’unité (soit 7€ l’elnagraphe, frais de port inclus). N’ayant qu’un seul elnagraphe avec celle que je venais de recevoir, je listais ceux disponibles dans l’annonce afin de passer éventuellement commande. Et c’est en recherchant ces discs que je tombais à nouveau sur l’annonce de cette machine située à proximité, à laquelle le monsieur ne m’avait jamais répondu. J’abandonnais ce soir là l’idée de demander quoi que ce soit, mais regrettais toujours ces fameux accessoires ainsi que son fascicule explicatif. Je me disais alors que c’était peine perdue.

Mais loin s’en faut. Mon mari se saisi de l’occasion pour envoyer un message au vendeur (sans me le dire), qui lui répondit quasi immédiatement (incroyable) et l’affaire fut conclue le lendemain (dans mon dos). Il alla alors chercher la petite machine verte bi-goût, et c’est ainsi que l’ELNA SUPERMATIC de 1956/1958 entra [aussi] dans ma vie. Si la première était utilisable immédiatement, la seconde le fut moins. Mais cela n’a aucune importance.

A la manière de la première, j’ai aussi cherché à la dater. Produite entre 1956 et 1958, je sais qu’elle a été vendue le 8 janvier 1958, en raison du tampon qui a été apposé en sous face de la machine. Toutes les références sont identiques pour les 2 machines. Son numéro inscrit sur le capot des ELNA discs est le 706.780, elle est alimentée par du 110-120 volts, elle est de type 722.010 . Elle a été achetée à l’époque dans une boutique à Saint-Maur (94), et je n’ai aucune autre indication.

INTERLUDE

Pardonnez ma longue explication, j’espère ne pas vous avoir perdu en route. Mais les objets ont pour moi une saveur et une vie. Ils partagent mes passions, mes besoins, mes joies et mes chagrins, mes réussites, mes satisfactions tout comme mes désespoirs ou mes déboires. Alors je prends plaisir à partager, à vous montrer mes trouvailles car parfois, de mon côté, lors de mes recherches, j’ai eu quelques difficultés à trouver les renseignements qui me manquaient. Mais reprenons si vous le voulez bien.

ACCESSOIRES

Ces deux machines réunies me permettent d’avoir des éléments complets. J’ai ainsi le transformateur, une boîte complète d’accessoires et un manuel d’utilisation.

Le transformateur est très important car à l’époque, les machines étaient alimentées par du 110-120 volts. Dès 1960, cette tension est passée à 220V, et par conséquent tous les éléments électriques durent s’adapter. C’est pourquoi il faut absolument un transformateur, notre courant actuel ne pouvant alimenter directement notre petite machine sans risquer de l’endommager. A ce sujet, le manuel d’utilisation comprend un petit paragraphe avec une mise en garde avant utilisation. Il recommande aux utilisateurs de vérifier la plaquette sur la machine et sa compatibilité avec le réseau domestique.

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La plupart des machines que je connais se commandent au pied, par l’intermédiaire d’une pédale ou d’un balancier. Ces machines sont quant à elles commandées par un levier que l’on gère avec notre cuisse. C’est comme un levier à commande fémorale. J’avoue que cela m’inquiétait quelque peu en la voyant, mais en réalité cela fonctionne plutôt bien. La gestion se fait facilement, avec une prise en main rapide. Je trouve même que la sensibilité est intéressante, avec une justesse de précision.

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Elles ont un éclairage intégré et pratique. Cet aspect est courant dans nos machines modernes, mais ce n’était pas évident pour cette époque. L’ampoule se situe sous le corps principal, juste au dessus de notre ouvrage.

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Les machines sont transportables dans leur malette. Ce qui est aussi très intéressant. La mobilité est entrée en compte dans la vie quotidienne des années 1950. Il ne faut pas oublier que cela permet de développer des machines plus légères (même si elles pèsent 15kg) et de développer des outils ménager, à intégrer au foyer. Il est d’ailleurs indiqué dans le manuel d’utilisation que c’est une machine à coudre de ménage, présentant toutefois les avantages de multiples machines industrielles spéciales.

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La particularité de cette époque est que rien ne se perd, tout s’utilise. La malette de transport ne reste ainsi pas inutile lors de l’utilisation de la machine. Au lieu de la poser à proximité, elle se déplie et se retourne pour adopter une position de table de travail. On y glisse enfin la machine et notre outil de travail est prêt pour l’utilisation.

En lisant le manuel d’utilisation j’ai appris aussi que lors du transport, la machine peut être vissée en fond afin d’assurer son transport sans inquiétude. C’est une astuce que je n’aurais jamais soupçonnée! Cela permet d’assurer sa stabilité.

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Un petit détail intéressant est celui des portes bobines. Vous remarquerez qu’il y en a deux pour faciliter la couture en double aiguilles. J’ai ajouté ces petits patins permettant de supporter les bobines, car ils existaient très certainement à cet emplacement, j’ai pu m’en rendre compte sur une autre ELNA.

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La canette se situe juste en dessous de l’aiguille, comme nos machines modernes. C’est une canette horizontale, à tension universelle.

COMPACITE

Le soucis de compacité est accentué par le coffret qui l’accompagne et qui contient un nombre important d’accessoires (bien plus que les accessoires que nous avons aujourd’hui dans nos machines). Ce coffret se glisse sous le bras libre de la machine et se fait donc discret dans la malette. Une fois cette malette refermée, tout est transportable et emportable. Pratique non? Celui que j’ai est quelque peu cassé, mais on va le recoller.

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MANUEL D’UTILISATION

Le manuel d’utilisation est quand à lui très intéressant. Non seulement il nous donne des indications sur les habitudes de l’époque, mais il nous explique avant tout les rouages de ces mécaniques. Il n’est pas plus grand qu’un format B5, il comprend beaucoup de schémas (ce qui rend les choses très compréhensibles) et est assez exhaustif. Il est quelque peu usé mais il est entier.

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J’y ai ainsi trouvé comment faire son entretien. Après avoir nettoyé ces deux merveilles selon les astuces de mon cher et tendre (avec de l’alcool à brûler ou de l’essence F), j’ai fait ressortir leur teinte avec du polish (que l’on utilise pour les carrosseries automobiles) puis j’ai entrepris leur entretien. Cela n’était pas utile pour la première, mais la lubrification de la seconde s’avérait nécessaire, car je pressentais que cela n’avait pas été fait depuis un moment. L’entretien de ces mécaniques est très important. Comme il est indiqué dans les pages: « Pour que l’ELNA rende pendant de longues années les services attendus, il est de toute importance de se conformer strictement à nos prescriptions d’entretien ». Il est intéressant de se rendre compte comment la conception de cette machine a été adaptée à l’utilisation domestique et à la ménagère. En effet, les 10 points à huiler sont notés dans le carnet et indiqués en rouge sur la machine. Ainsi, il est facile de repérer les petits trous et de l’entretenir avant chaque utilisation.

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Cela permet aussi de se rendre compte des parties accessibles, et de quelle manière on y accède. Vous imaginez que celles-ci datent des années 1950?! A la date d’aujourd’hui, elles ont plus ou moins 60 ans! Je ne sais pas dans quelle mesure les entretiens ont été réalisés mais ce qui est certain, c’est qu’elles fonctionnent toutes les deux!!

ELNAGRAPHE ou ELNA DISCS ou CAMES

Un élément qui a su me séduire lors de ma prise de décision fut l’Elnagraphe. En effet, il permet de confectionner divers travaux à partir d’un petit disque aux multiples facettes, (aussi appelé came ou Elna-disc). Il se trouve que ce si petit cercle anodin est le « cerveau de l’ELNA-Supermatic« . Chaque Elna-disc représente un schéma (représenté dans un tableau), qui réalise aussi bien des coutures traditionnelles telles que des zigzags, que des coutures plus décoratives voire de la broderie. De cette manière, notre ELNA-Supermatic est capable de coudre des points droits traditionnels (en position simple), des points type zigzags, et des points décoratifs tels que des coeurs, des trèfles, et bien d’autres. Pour se faire, il suffit de positionner un ELNA-disc simple ou double, de régler correctement la manette de longueur de point au point de butée et de régler la largeur, même si celui-ci est ajusté automatiquement dans les deux cas.

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Les discs n°0 à 100 sont de simples discs, à partir du n°101 ce sont des doubles. Tous peuvent être utilisés avec des aiguilles doubles, sauf le n°101 qui est le jour turc. Pour information, la machine était livrée avec 6 discs simples :

01 : surfilage zigzags ~ 02 : tricot ~ 03 : zigzags [pour boutonnières, boutons, point bourdon ou cordon] ~ 05 et 06 : décoratifs et ornements ~ 10 : point caché que je n’ai pas [ourlet invisible]

et 4 discs doubles décoratifs (n°101, 107, 108 et 109).

Pour ma part, j’ai aussi les n° 04, 14, 19, 126, 127, 128, 129 et 130.

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PIEDS DE BICHE

Cette machine était aussi livrée avec différents pieds (pied de biche, à repriser, bourdon, bouton, ourleur, boutonnières), et elle a une position de points arrières (ce qui est ressent à l’époque).

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Voici les différents points particuliers de ces machines, en dehors des usages classiques qu’il est inutile de vous décrire.

BOITE D’ACCESSOIRES

Je vous parlais plus en avant de la boîte complète d’accessoires. Sa forme fait qu’elle peut être glissée sous le bras libre comme je l’ai décrit. Elle comporte un compartiment avec les ELNA-Discs, mais aussi: la burette à huile et le pinceau de nettoyage, un grand et un petit tournevis, 1 plaquette à repriser, 1 plaquette pour boutons, les pieds de biches précédemment listés, des aiguilles simples et jumelées, 5 cannettes, un couteau à boutonnière (ou découd-vite). Et le plus terrible dans tout ceci, c’est que j’ai tous les éléments, y compris le couteau à boutonnière qui est cassé. Il est assez curieux et beau de trouver le petit logo ELNA sur le tournevis.

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TEST

Il est bien joli de présenter ces deux merveilles, mais encore faut il savoir les utiliser et les tester! Je m’y suis employée pour les deux. Ayant le transformateur, cela facilite largement l’essai vis à vis de l’adaptabilité des normes électriques d’aujourd’hui.

Elles fonctionnent toutes les deux. Cependant, l’ELNA de 1956/1958 semble davantage patiner avec sa courroie. Cela ne la rend pas utilisable dans l’immédiat. Par conséquent celle-ci va aller faire un tour chez un monsieur du côté de Bordeaux Bastide pour une révision complète. Elle est graissée et huilée, mais l’entraînement ne se fait pas correctement. Plutôt que de l’user bêtement, elle va être vérifiée par un professionnel.

L’autre ELNA de 1952/1956 fonctionne très bien. Elle est utilisable. Il faut simplement prendre le coup de main. Elle est assez bruyante, j’en ai été quelque peu surprise, mais elle a un bruit de machine mécanique qui ronronne. Et cela change de ma BROTHER moderne!

D’ailleurs, on sent vraiment le côté mécanique de la bête. Elle a une odeur typique de moteur bien huilé. Tout est accessible pour l’entretien.

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En résumé, je suis totalement conquise. Il est noté au début du manuel que l’ELNA a été conçue pour faciliter le travail de la ménagère et que l’ELNA-SUPERMATIC est, quant à elle, une machine à coudre de ménage, présentant toutefois les avantages de multiples machines industrielles spéciales. C’est encore aujourd’hui, je trouve, assez juste. Elle n’ont pas à rougir de leurs capacités et qualités malgré leur grand âge. Je craignais un peu à la réception, de ne pas être capable de coudre « naturellement » avec, mais au final, à la manière des automobiles anciennes qui requièrent une conduite adaptée dans la circulation d’aujourd’hui, la couture s’apparente avec elles à faire de la couture en ancienne. On adapte nos attitudes et habitudes et on est capables de mener des projets d’une autre manière.

Pour ma part, je compte les utiliser selon leurs capacités et particularités. Les ELNAGRAPHES aideront notamment à broder de jolis motifs sur mes futures cousettes. J’aimerais utiliser aussi le pied ourleur. Je verrais au fil du temps, quand je les aurais domptées, pour les utiliser à bon escient. En attendant, je suis toujours en test avec la 1952/1956 car je ne maitrise pas la couture avec les tissus trop fins.

Si vous recherchez une machine ancienne, à un prix raisonnable, je vous la conseille sans hésiter.

Sur ce, je retourne à ma couture, en récente (BROTHER INNOVIS 15) ou en ancienne, tout dépendra du besoin!

Bonne couture.

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Mise à jour: 26 mai 2019

Photos complémentaires : branchement interrupteur.

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